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Episodes virtuels de Profilage

(S)OS

Créateur : Julie0102 
Date de création : 24.04.2018 à 10h59

Message du créateur :
OS sortis de mon imagination / peuvent contenir des spoils

Cet épisode compte 5 paragraphes

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Premier OS : basé sur le synopsis du 9x02 - spoilers !

Chantage d'Eleonore laughing

--

Un néon éclairait par intermittence une pièce dans laquelle des carcasses d’animaux étaient pendues à des crochets de boucher. Dans un coin, Adèle gardait les yeux fermés, essayant de lutter contre la nausée qui s’était emparée d’elle à son réveil. Un bruit sourd retentissait à intervalles réguliers, empirant le mal de tête causé par le mouchoir au chloroforme qui avait été plaqué contre son visage peu de temps auparavant.

D’un air las, elle se tourna vers la source du bruit.

- Thomas, vous êtes déjà blessé… la porte ne bougera pas vous allez juste vous faire plus mal encore

Il se tourna vers elle en se frottant l’épaule avant de porter la main à son arcade sourcilière.

- C’est rien, juste un peu de sang. Ça va vous ?

Elle acquiesça silencieusement en faisant du regard le tour de la pièce. Ils étaient enfermés dans une chambre froide qui, au vu de la température ambiante, fonctionnait toujours. La porte avait l’air d’être verrouillée grâce à un code, sans possibilité d’ouverture manuelle

- Vous avez votre téléphone sur vous ? Hippolyte doit déjà être en train de nous localiser

- Pas de réseau... Et il s’est éteint, probablement à cause de la température, répondit-il en s’asseyant à côté d’elle. J’ai essayé la grille de ventilation mais elle a l’air soudée.

Il ferma les yeux un instant en enfouissant ses mains dans ses poches pendant qu’Adèle soufflait sur ses propres doigts. Le froid commençait déjà à les engourdir et à ralentir leur réflexion. Leur monde s’était rétrécit aux quatre coins de cette pièce.

- Pourquoi vous avez quitté la DPJ il y a 5 ans ?

Adèle tressaillit et ramena ses genoux contre elle, cherchant dérisoirement à conserver un peu de chaleur.

- Est ce que c’est vraiment le moment de parler de ça ?

- Je n’en vois pas de meilleur.

Seul le silence lui répondit dans la semi obscurité bleutée qui les entourait. Il observait la condensation formée par leurs respirations en se demandant s’ils sortiraient vivant de cette pièce et reposa lourdement sa tête contre le mur, le visage tourné vers le plafond.

- Tu m’as manqué, lâcha-t-il finalement en laissant la fatigue lui tomber dessus.

Elle ne répondit pas, trop surprise par l’accélération brutale de son rythme cardiaque et complètement perdue devant la seule raison qui l’expliquerait. Se remettant sur ses pieds elle se mit à faire le tour de la pièce, à la fois pour chercher une sortie et pour mettre un terme à une conversation qu’elle ne savait comment gérer.

- Il y a forcément une autre issue, murmura-t-elle frénétiquement

- Pourquoi tu n’as jamais pris mes appels ?

- L’interphone là, il doit bien fonctionner ?

- Je t’ai laissé plusieurs messages, tu ne m’as jamais rappelé…

Adèle pianotait sur les touches du clavier numérique en faisant tout son possible pour ignorer Thomas qui n’avait pas bougé. Son cœur s’affolait, elle ne voulait pas rester ici, elle ne voulait pas lui parler ni le regarder. Elle ne savait même plus ce qui l’effrayait le plus entre la situation et leur conversation.

- Comment va Ulysse ?

La question la désarçonna. Elle l’observa à la dérobée et répondit sans réfléchir, trop surprise par son changement de sujet.

- Bien il adore son beau-p…

- Son beau-père ? Il sourit amèrement. Je sais… certaines nouvelles circulent encore à la DPJ.

Un grésillement les fit se tourner brutalement se tourner vers l’interphone, interrompant leur discussion, avant que la voix d’Hippolyte ne se fasse entendre.

 

Adèle était enveloppée dans une couverture de survie, une boisson chaude à la main, Jess à ses côtés qui finissait de lui expliquer comment ils les avaient retrouvés. Un homme les rejoignit en courant avant de l’étreindre étroitement sous le regard amusé de la lieutenante.

- Tu m’as fait peur !

Les mots résonnaient dans son esprit. Presque les mêmes qu’en Anjou après la prise d’otage mais des bras différents. Elle croisa le regard de Rocher par-dessus l’épaule de son fiancé et ferma brutalement les yeux, un malaise croissant s’installant en elle.


Julie0102  (24.04.2018 à 12:33)

Chantage d'Eleonore x 2 sealed

C'est toujours un OS mais qui se place chronologiquement après le premier. (il parait que la fin était trop frustrante)

L'inspiration c'est la photo de la saison 9 sur laquelle on voit Adèle et Thomas parler près d'un arbre.

--

Après leur retour à la DPJ d’Arles, Adèle Rocher Jess et Hippolyte avaient fait le point sur la situation avec les équipes locales. Adèle étant considérée comme consultante sur le cas, elle n’avait pas été obligée de rester plus longtemps et avait quitté les lieux avec soulagement, ne sachant plus comment faire pour éviter Thomas et les questions de Jess qui voyait bien que quelque chose n’allait pas.

Elle passa le pas de la porte à grandes enjambées, salua l’OPJ à l’entrée d’un signe de tête et fouilla dans son sac à la recherche de ses clefs de voiture tout en attrapant son téléphone qui se remettait à sonner. 3 appels manqués.

- Allo ? Mais oui tout va bien, ne t’inquiète pas. … Je sors là… Non je n’ai pas oublié l’essayage , je suis en route… Je te vois tout à l’heure ? Ok.

Elle raccrocha et balança distraitement son téléphone dans son sac, arrivée dans la rue où sa voiture était garée. Une main se posa sur son épaule la faisant se retourner brutalement.

- Ah c’est vous ! Vous m’avez fait peur.

Thomas la regardait tranquillement, les mains dans les poches, un léger pansement sur au-dessus du sourcil.

- Vous partez déjà ?

- Je serai là demain. J’ai un … rendez-vous, balbutia-t-elle en évitant son regard, leur dernière discussion lui revenant en tête.

Elle sentait qu’il la dévisageait et voulu lui tourner le dos pour monter dans sa voiture, consciente de ses joues qui s’empourpraient. Il lui saisit le poignet doucement alors qu’elle s’immobilisait en essayant de contrôler les battements de son cœur qui la trahissaient. Ses doigts imprimèrent une légère caresse sur sa peau.

- Adèle …

- Lâchez moi.

- Tu te mens à toi-même et tu le sais. N’essaie même pas de me dire le contraire j’ai la preuve sous les doigts.

Ses épaules s’affaissèrent légèrement, elle savait qu’il avait raison, qu’il pouvait sentir son pouls et que ses excuses sonneraient faux à ses oreilles. Elle détestait les sensations qu’il lui faisait ressentir en s’approchant encore davantage d’elle, se méprisant pour ne pas pouvoir faire plus pour se dégager de son étreinte. 

- Tu ne peux pas débarquer chez moi et chambouler ma vie comme ça, souffla-t-elle faiblement.

Il posa une main sur sa hanche pour la rapprocher de lui et la coller à son torse. Un soupir lui échappa.

- Tu ne pouvais pas quitter Paris sans me parler non plus…

Elle essaya faiblement de se libérer sachant qu’il ne la retenait pas de force et qu’elle aurait pu sans mal réussir si elle l’avait vraiment voulu. 

- Je te sens trembler … pense y quand tu essaieras ta robe, murmura-t-il à son oreille avant de la lâcher et de revenir sur ses pas.

Adèle n’avait pas bougé.


Julie0102  (25.04.2018 à 22:11)

Eleonore encore et toujours! smile - OS qui suit directement le précédent. Spoils !

 

NB: 

Marie Laporte : créatrice de la robe de mariée postée par Juliette

Marc: l'hypothétique prénom du fiancé

 

--

Le vent soufflait légèrement, faisant bouger les feuilles du platane qui bordait le trottoir. Le soleil brillait encore haut dans le ciel, aveuglant Adèle qui était toujours appuyée contre sa voiture, la main crispée sur ses clefs. Elle avait déjà ignoré deux appels de Marc quand son téléphone se remit à sonner.

Levant les yeux au ciel, elle décrocha brutalement

- Je t’ai dit que j’arrivais ! Je suis bloquée derrière un camion là !

- … Alors pourquoi je te vois d’ici ?

- Jess ? Elle observa autour d’elle et vit la silhouette de son amie se détacher devant l’entrée de la DPJ

- Tu veux me dire pourquoi Rocher est arrivé il y a 5 minutes d’une humeur de chien ?

- Aucune idée…

- Et tu ne voudrais pas me dire pourquoi ça fait 5 minutes que tu n’as pas bougé ?

-  Jess tu peux juste … Elle s’interrompit en soupirant. Tu as quelque chose à faire tout de suite ?

Après lui avoir fait promettre de ne pas la questionner davantage, Adèle avait proposé à la jeune femme de l’accompagner à son rendez-vous, espérant qu’elle arriverait à lui changer les idées. Reconnaissante de voir que Jess tenait parole et n’avait pas abordé le sujet, elle se détendit quelque peu en répondant distraitement à ses bavardages.

Devant la boutique de Marie Laporte, Marc l’attendait en faisant les cent pas et afficha une mine soulagée en la voyant arriver.

- Ah ! J’ai cru que tu ne viendrais pas !

Adèle sourit faiblement.

- Mais non… Elle hésita. On était juste … euh …

Devant l’air déconfit de son amie, Jess s’interposa

- Bloquées derrière un camion ! On était juste bloquées derrière un camion, mais c’est bon, tout va bien ! La lieutenante lui décrocha son plus beau sourire tout en le repoussant gentiment. C’est une affaire de femmes maintenant ! Vous savez bien que le futur marié ne doit pas voir la robe avant le grand jour … je suis sûre que vous avez plein de trucs à faire en plus.

Marc hésita avant de se tourner vers Adèle

- Tu préfères ?

- C’est mieux que tu aies la surprise, répondit-elle en détestant le soulagement qui l’envahissait

Il acquiesça après une légère hésitation et lui déposa un baiser sur la joue. Il salua Jess avant de s’éloigner sous le regard des deux femmes.

- Tu ne veux toujours pas me dire ce qu’il se passe ?

Adèle s’avança vers la boutique

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Viens, on est déjà en retard.

La jeune femme capitula et se dirigea vers la créatrice qui les attendait avec impatience. Elle prit leurs vestes et après quelques questions, installa Adèle dans une cabine, lui demandant de se déshabiller avant de lui ramener le premier modèle. Jess l’avait laissé pour aller fouiner dans les modèles sur présentoirs.

Seule face au miroir, elle détaillait son reflet en essayant de faire le vide en elle mais les derniers évènements étaient trop présents dans son esprit.

Elle se demandait ce qu’elle aurait fait si Thomas avait plus insisté, s’il était resté plus longtemps dehors avec elle …. Je te sens trembler… Un grand frisson la traversa.

La vision de ses pupilles dilatées lui était intolérable. Elle ferma les yeux pour essayer de se maîtriser mais ses mains devinrent moites tandis que derrière ses paupières, défilaient les images d’une nuit passée chez lui. Avec lui. Elle avait presque la sensation qu’elle n’était pas seule dans la cabine, que quelqu’un la caressait. Son ventre se tordait délicieusement, ses joues prirent une teinte rose, ses jambes devenaient cotonneuses. Elle appuya son front contre le miroir, recherchant désespérément un peu de fraicheur contre sa peau brulante, son souffle laissant une marque sur la vitre.

- Vous êtes prête ?

La voix de Madame Laporte la ramena brutalement sur terre.

- Non ! Epouvantée par ce qu’elle venait de faire, elle se laissa tomber sur le petit banc à côté d’elle, une main devant sa bouche. J’ai juste … besoin d’une minute.

Elle croisa son reflet dans le miroir. « Ou de dix » pensa-t-elle honteusement.

- Je comprends. Ne vous en faîtes pas, beaucoup de jeunes femmes sont submergées d’émotions pendant leurs essayages. Voulez-vous que j’appelle votre amie ?

Ayant entendu leur échange, Jess s’approcha.

- Adèle tout va bien ?

L’espace d’un instant elle eut envie de tout lui dire. Qu’elle aurait préféré ne jamais revoir Thomas, que sa vie était tellement plus simple ici et que malgré ses sentiments pour Marc elle se sentait honteuse d’être irrémédiablement attirée par un autre homme.

Elle jeta un coup d’œil à la robe qui était pendue à côté d’elle et l’enfila avec un pincement au cœur.

- Je suis prête.


Julie0102  (26.04.2018 à 10:35)

Celles qui viennent de Twitter commencent à avoir l'habitude ... Chantage d'Eleonore ! sealed

C'est l'avant dernier OS de cette espèce de mini série. Attention faut toujours bien les appréhender comme des mini scènes individuelles, des trucs que j'aimerais voir dans Profilage  (j'peux toujours rêver !) mais pas comme une histoire qui se suit (c'est pas du tout assez developpé pour ça)

OS n.4 / ça part un peu en live :) j'avais commencé à ecrire sans trop savoir ou j'allais et ça a fini comme ça.

L'idée d'Adèle et sa licence vient d'Eleonore ! Pour la fin une bonne partie de l'idée est d'elle aussi.

 

------

 

Depuis deux semaines, elle était à cran. A cran avec Ulysse, avec Marc, avec ses élèves à la fac et avec n’importe quelle personne qui avait la malchance de tomber sur son chemin. Deux semaines ça correspondait au début de l’enquête sur laquelle il l’avait rappelé et au moment ou sa vie avait été chamboulée.

Elle ajusta ses lunettes de protection, appuya sur le bouton qui enclenchait une nouvelle cible, saisi son arme et tira.

Deux semaines de regards échangés, de touchers effleurés et de silences lourds de sens. De rêves qui la laissaient tremblante et l’obligeaient, en plein milieu de la nuit à se lever pour se passer de l’eau – froide – sur le visage. Elle avait prétexté que l’enquête la perturbait quand Marc lui avait posé des questions. Une justification ridicule mais qui avait eu l’air de lui convenir.

Elle contempla avec satisfaction la cible qu’elle venait de faire revenir vers elle. Après son départ de Paris et de la police, elle avait ressenti le besoin passer sa licence de tir – tout en refusant d’en chercher les raisons – et avait bientôt répondu aux gens qui lui demandaient pourquoi, qu’elle se sentait plus en sécurité ainsi. Ceux qui connaissaient son passé n’insistaient pas.

Le responsable s’approcha d’elle.

- Joli score !

Elle se tourna vers lui agacée par l’interruption et lui remercia plus sèchement qu’elle ne l’aurait voulu. Il haussa un sourcil, peu habitué à cette réaction. Il relança une cible.

- C’est pour moi. Je crois que vous en avez encore besoin

- Pardon, je ...

Il la coupa d’un geste

- Pas de problème.

Le bruit de la porte retenti attirant l’attention du responsable vers l’accueil. Il se dirigea vers l’homme qui venait de rentrer, prit la carte d’identité et la licence qu’il lui tendait avant de le diriger vers le box libre à côté de celui d’Adèle.

- Depuis quand vous êtes licenciée vous ?

Elle se tourna vers Thomas, le foudroyant du regard. Elle était venue pour relâcher une partie de la pression qu’elle ressentait mais sa présence avait l’effet inverse. Elle se détourna sans répondre et se força à respirer calmement, remis son casque, avant de vider son arme sur sa cible.

Elle retira tranquillement son équipement et désigna son résultat qui était plutôt bon.

- Depuis un moment. Qu’est ce que vous faites là ?
- La même chose que vous.


Elle haussa les épaules, ne voulant pas rester plus longtemps avec lui.

- Bonne soirée alors.

Il fit un pas en avant mais elle ne lui laissa pas le temps de saisir son poignet et s’éloigna rapidement. Elle fit à pied le chemin qui séparait le club de son appartement.

 

 

Malgré la froideur avec laquelle elle s’était adressée à lui, elle avait été perturbée par leur rencontre. Depuis quelques jours elle faisait son possible pour éviter de se retrouver seule dans une pièce avec lui. La tension entre eux était pire encore que pendant l’année qui avait précédé son enlèvement par Baranski et Argos. Elle avait l’impression qu’un rien aurait pu la faire basculer.

Elle ouvrit la porte de chez elle, abandonna ses chaussures dans un coin et fila directement sous la douche. Elle plaça son visage sous le jet d’eau et ne pu une nouvelle fois pas empêcher ses pensées de s’égarer vers un homme qui n’était pas son fiancé.

Perdue dans ses souvenirs, elle tressaillit contre les mains qui s’égaraient sur elle, laissant retomber sa tête contre l’épaule de son amant. Elle sourit quand ses lèvres embrassèrent sa nuque et ne put empêcher un soupir de lui échapper.

- Thomas ...

Brutalement l’eau fut coupée. Ses yeux s’ouvrirent, sentant que quelque chose n’allait pas. Une boule se forma dans son estomac, un horrible pressentiment l’habitant. Elle se retourna lentement, faisant face à Marc qui l’observait, le visage défait.

- Comment tu m’as appelé ?

- Je...

- Thomas. Tu m’as appelé Thomas. Le même Thomas que tu appelles la nuit en pensant que je ne t’entends pas ?

Il prit une serviette et la noua à sa taille avant de lui en lancer une. Adèle fit un pas vers lui mais il recula aussitôt en évitant le geste qu’elle esquissait vers lui.

- Je suis déso-

- Désolée ? Il eut un rire amer. Te fatigue pas. J’ai essayé... J’ai été compatissant, je t’ai laissé du temps parce que je connaissais ton passé. Je savais que tu avais laissé à Paris des gens importants pour toi. J’ai cru que ça passerait... Sauf que visiblement c’est pas de moi dont tu as besoin. C’était pas moi il y a cinq ans et c’est toujours pas moi aujourd’hui.

Quand la porte claqua et que ses pas s’éloignèrent dans le couloir, Adèle se laissa glisser contre le sol. Elle avait tout gâché.


Julie0102  (26.04.2018 à 22:14)

OS n.5 / C'est le dernier parce que c'est vite redondant et que ça part en vrille !

Voilà, encore une fois faut pas lire ces OS comme une histoire mais plutot comme des petites scènes.

-- 

Un grand silence accueilli l’annonce qu’Adèle venait de leur faire. Jess et Hippolyte se regardèrent d’un air stupéfait. Ils dévisagèrent leur amie qui était appuyée contre un mur, tête baissée.

- Mais… enfin … ce n’est pas rattrapable ? Je ne vois pas ce qui aurait pu se passer de si … horrible pour que vous annuliez …

Hippolyte mit un coup de pied à sa femme alors qu’Adèle eut un rire sans joie, lui assurant que non, ça ne l’était pas.

- Tu vas faire quoi maintenant ? Reprit-elle plus doucement. Je croyais qu’il travaillait aussi à la fac ?

- J’ai démissionné hier et j’ai des cartons à faire. Pour le reste … Elle haussa les épaules d’un air perdu.

- En tout cas, si vous avez besoin d’un coup de main avec Ulysse, vous savez qu’on est là.

Adèle regarda Hippolyte en souriant à travers les larmes qui lui étaient soudainement montées aux yeux. Jess la prenait dans les bras quand la porte du bureau dans lequel ils étaient enfermés s’ouvrit sur Thomas. La lieutenante sentie son amie se raidir dans ses bras et jeta un coup d’œil à son mari, lui faisant signe discrètement.

- On va vous laisser deux minutes. On doit … rappeler ma mère pour les enfants !

Sans lui laisser le temps de réfléchir, Jess attrapa la main d’Hippolyte et l’entraina à sa suite, refermant la porte sur une ambiance ultra tendue.

A l’intérieur, Adèle s’était détournée et se passa discrètement une main sur les yeux pour effacer ses larmes. Elle s’adressa à lui sans se retourner, d’une voix qu’elle espérait égale.

- Je peux vous aider ?

- C’est plutôt à moi de vous poser la question. Tout va bien ?

Elle leva les yeux au ciel, luttant difficilement pour ne pas laisser la colère s’emparer d’elle. Si elle se retrouvait seule aujourd’hui c’était à cause de lui. Elle avait essayé de rester à distance, de laisser le passé derrière eux. C’était son entêtement à lui, à prouver qu’elle avait eu tort d’être partie, qui avait eu raison de sa relation. De la stabilité qu’elle avait construite pour elle et pour Ulysse.

- Depuis quand ça vous importe, siffla-t-elle malgré elle.

- Je vous demande pardon ?!

- Laissez tomber. Vaut mieux en rester là.

Elle se retourna et essaya de le contourner mais il lui saisit brusquement le bras.

- Je ne crois pas non. Maintenant ça suffit, vous allez me parler.

- Je ne vous dois rien du tout. Lâchez mon bras tout de suite.

Elle le fusilla du regard devant son manque de réaction et tenta sans succès de se libérer.

- Arrêtez d’inverser les rôles. C’est pas moi qui suis parti comme un voleur

La gifle fusa mais il l’avait déjà anticipé et la bloqua facilement. Il la dirigea et l’appuya contre un mur malgré sa résistance puis ferma le store d’un geste de main, n’ayant aucune envie que d’autres personnes ne soient témoins de leur échange.

Le silence les enveloppa durant de longues minutes. Le cœur battant, Adèle évitait son regard. Sa proximité et la semi obscurité de la pièce la rendaient nerveuse. Elle savait que se débattre pour se libérer serait inutile, que pire encore, cela l’incitait à la bloquer plus étroitement encore entre le mur.

Les sensations qu’elle commençait à ressentir lui firent regretter son débardeur et ses épaules nues. A en juger par le souffle saccadé qui effleurait son cou, elle n’était pas la seule à être perturbée par leur position. La soudaine douceur des mains qui ne la retenait plus vraiment le lui confirmèrent très vite en lui arrachant un soupir, pas assez discret pour passer inaperçu. Prenant cela comme un encouragement, Rocher caressa légèrement rapprochant ses lèvres de sa nuque.

- Thomas …

Ses lèvres remontèrent vers son oreille

- Dis moi stop ?

Devant son silence il sourit et la souleva pour qu’elle enroule ses jambes autour de lui

- J’ai pas enten…

Les lèvres qui s’abattirent sur les siennes le réduisirent au silence alors que la porte s’ouvrait brutalement sur Hippolyte

-Adèl-oh-merde ! Il leur tourna brutalement le dos. Euh… Lamarck a appelé et Jess lui a dit que vous n’aviez plus de job ici … il voudrait vous parler à vous et à - il jeta un coup d’oeil par dessus son épaule - à vous commissaire.

Thomas dévisageait Adèle et haussa un sourcil, comprenant qu’il lui manquait des infos. Ils se dirigèrent d’un même pas vers le couloir devant Hippolyte, médusé par ce qu’il venait de voir.

- ça va être sympa, marmona l'informaticien avant de les suivre.


Julie0102  (27.04.2018 à 15:20)

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