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Episodes virtuels de Profilage

Il est temps que l'on s'éveille

Créateur : Balfe 
Date de création : 14.11.2017 à 22h13

Message du créateur :
Ceci est ma version de la saison 9 de Profilage, nouvelles intrigues, la nouvelle vie d'Adèle, l'amour, surtout...!

Cet épisode compte 3 paragraphes

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Introduction :

Thomas restait immobile sur une chaise depuis un nombre inculpable de minutes désormais. Sur le sol, une flaque de sang s’imprégnait peu à peu du carrelage, au point que l’odeur envahissait la pièce déjà imprégnée d’humidité. Le tableau n’avait pas bougé : le corps sans vie d’Argos gisait par terre, les yeux toujours ouverts comme s’il s’amusait simplement à faire le mort. A travers la fenêtre, le reflet des gyrophares éclairaient le visage du commandant, les yeux rougis par les larmes. Le visage enfouit dans ses mains, la colère et la tristesse étaient les deux seules émotions qui prenaient possession du corps de Thomas. Comment avait-il pu ne pas être en capacité de la sauver ? Lui qui avait toujours une longueur d’avance, cette fois-ci, il s’est totalement raté et bon sang, qu’est-ce qu’il pouvait s’en vouloir. Enfermé dans sa bulle, le commandant ne prêtait aucune attention aux collègues qui l’avaient accompagné durant cette intervention. Xavier, le remplaçant d’Emma fût quelque peu abasourdit par le tableau complètement noir dont il était témoin. Présent à la DPJ que depuis quelques jours, il avait eu le temps de constater les caractéristiques de l’équipe. Depuis son arrivée, il n’avait jamais encore vu le commandant dans cet état et d’ailleurs, il ne pensait jamais le voir dans une position de faiblesse et de tristesse. En apparence, tout le monde était d’accord pour dire que le commandant Rocher semblait rigide, froid, dont rien ne pouvait l’atteindre. Par contre, une qui avait vue clair en lui ne pouvait être qu’Adèle. Comme Chloé avant elle, les deux jeunes femmes avaient compris que l’apparence du commandant n’était qu’en réalité un faux semblant. Mais, à l’inverse de son ancienne collègue et amie, Adèle s’était installé dans le cœur du commandant d’une manière bien différente de Chloé. Xavier, de plus en plus touché de voir le commandant autant perdu, posa sa main sur son épaule comme pour lui rappeler qu’il n’était pas seul. Thomas, un peu surpris, se releva de sa chaise avec brutalité avant de se figer en voyant le jeune recru face à lui. Le visage totalement décomposé, le remplaçant d’Emma avait presque le cœur brisé et se rendit compte en cet instant précis qu’Adèle n’était pas qu’une simple collègue pour son supérieur.

 

«  Dite-moi que vous avez une piste, que vous l’avez retrouvé, dite-moi n’importe quoi mais épargnez-moi ce silence…

-     Je suis navré commandant, je n’ai aucune réponse à vous apporter. Il semblerait que mademoiselle Delettre est véritablement disparue… »

 

Le commandant lui-même ne savait quoi répondre à ça. Il passa devant Xavier sans lui adresser un regard avant de quitter cet endroit maudis pour finalement se glisser contre un mur en continua de pleurer en silence.

 

Adèle avait débuté sa course à la recherche de Sarah qui avait elle aussi, disparue. Pas très rapide à cause de sa blessure, la jeune criminologue se sentait terriblement faible et ignorée si elle s’en sortirait. Le choc avait emporté son esprit, quelques minutes plus tôt dans un état second qui la faisait hallucinée. Son cerveau l’avait immédiatement transporté vers la personne qu’elle souhait voir le plus en cet instant précis : Thomas. C’était sa silhouette, sa voix, qu’Adèle avait imaginé alors qu’elle planait totalement à cause de la douleur et de l’adrénaline qui était retombé petit à petit. Finalement, sa course s’arrêta net lorsqu’elle trébucha violement sur le sol, la tête première sur le goudron humide à cause d’une température qui se faisait de plus en plus basse au fur et à mesure que la nuit avançait.

 

Le commandant Rocher avait perdu la notion du temps. Il ignorait depuis combien de temps précisément il était resté contre le mur à relâcher toute pression, toute angoisse subi ces dernières heures depuis qu’Adèle avait été enlevé. Alors qu’il commençait à se relever pour avertir son équipe de remballer, l’un d’entre eux s’empressa de l’avertir que le corps de la criminologue avait été retrouvé.

 

«  Commandant ! Commandant ! On a retrouvé mademoiselle Delettre !

-   Quoi ? où est-ce qu’elle est ?

-   Elle était écroulée sur le sol à 500 mètre d’ici, des traces de sang tout au long de la chaussée nous a conduis jusqu’à elle. J’ai appelé une ambulance, ils arrivent dès que possible.

-  Où l’avait-vous emmenée ?

-  Paul et Xavier se sont occupés de la transporter à l’étage en attendant l’ambulance. »

 

Thomas se précipita alors à l’étage, impatient de revoir le visage de celle qui l’avait terriblement manqué. Durant sa course dans les escaliers, Thomas espérait retrouver Adèle plus au moins consciente mais, la réalité était toute autre. Déjà sous le choc depuis presque une heure, cet état s’agrandit lorsque le commandant eût le regret de constater que sa criminologue semblait quasiment morte. Elle portait une robe bleu marine imbibée de sang dorénavant, sur le front et dans les cheveux, du sang était également constaté de la part du commandant. Il tomba à genoux près du lit où il préférait imaginer sa criminologue endormie plutôt que dans un état de mort imminente. Thomas attrapa la main d’Adèle et se remit à pleurer. Voir la brune autant blessée avait le don de briser le cœur du commandant. Sa peine était immense mais, surtout, la culpabilité le rongeait par-dessus tout. Les pompiers arrivèrent avant même que Thomas ne puisse continuer de regretter quoique ce soit. Dans un terrible silence, le commandant suivit les pompiers et monta dans l’ambulance avec eux. Assis auprès d’Adèle, Thomas tenta de se remémorer les moments de joie qu’il avait vécue avec la criminologue mais la peur qui l’envahissait à chaque instant avait l’effet d’un trou noir dans son esprit. Depuis le départ de l’ambulance, le commandant n’avait pas lâché ne serait-ce qu’un seul instant la main d’Adèle. Jamais auparavant il avait eu aussi peur de la perdre. Lors du séminaire à Anjou, une fois la prise d’otage terminée, lorsqu’il avait vu Adèle emmitouflée dans sa couverture, complètement déboussolée, la peur qu’il lui soit arrivé quelque chose avait eu raison de lui mais, ça n’avait été certainement pas aussi fort qu’en cet instant. Une fois arrivé à l’hôpital, il avait été demandé à Thomas d’attendre puisque les médecins et les chirurgiens arrivèrent en courant pour s’occuper d’elle. Le commandant n’avait alors plus d’autres choix que de s’installer, d’attendre mais surtout, d’espérer que de bonnes nouvelles lui soient enfin annoncées.


Balfe  (14.11.2017 à 22:19)

I

La nuit était interminable pour le commandant. Cela faisait déjà plus de trois heures que la criminologue avait été prise en charge par les chirurgiens. Il aurait aimé pouvoir se reposer un peu seulement, la tension était si palpable qu’il ne pourrait trouver le sommeil. Seul dans les longs couloirs de l’hôpital, Thomas tournait en rond comme un lion en cage. Tantôt il pleurait, tantôt il s’énervait. L’attente lui était insupportable, ne pas savoir comment Adèle allait, ne pas pouvoir voir son visage, lui prendre la main, attendre qu’elle se réveille, tout cela entraînait Thomas dans une angoisse permanente qu’il était incapable de gérer. Finalement, le commandant Rocher dépensa toute sa monnaie dans les machines alternant entre café et de la nourriture. Thomas n’avait plus aucune force, il se sentait de plus en plus faible, de plus en plus fatigué et, malgré tout, il savait pertinemment que le sommeil ne viendrait pas à lui. Du moins, il resterait éveillé tant qu’il n’aura pas revu Adèle, tant qu’il ne sera pas rassuré. Alors que le commandant Rocher commençait à perdre espoir, deux chirurgiens vinrent à sa rencontre.

 

«  Comment elle va ? Elle va s’en sortir ? Elle est réveillée ?

-   Tout va bien monsieur, mademoiselle Delettre a perdu énormément de sang mais nous avons réussi à maitriser l’hémorragie, quant à ma collègue, elle s’est occupée de retirer le caillot dans le sang qui s’est formé dans son cerveau suite à sa chute. Malheureusement, étant donné que le caillot obstrué les vaisseaux sanguins, mademoiselle Delettre a manqué d’oxygène durant un certain temps ce qui l’a plongé dans un coma. Nous ne pouvons dire quand est-ce qu’elle se réveillera, ni les conséquences que cela pourrait avoir. Nous espérons sincèrement qu’elle aura le meilleur rétablissement possible. Mais, nous sommes confiants concernant son réveil. C’est une battante. Elle aura besoin de beaucoup de repos, elle s’en remettra.

-   Merci docteurs. Quand est-ce que je pourrai la voir ?

-   Dès maintenant.

-   Merci. »

 

Les chirurgiens saluèrent le commandant d’une poignée de main avant de s’éloigner tout doucement. Une infirmière alla à la rencontre de ce dernier pour lui indiquer la chambre où elle avait installée Adèle avant de le laisser à son tour. Thomas s’approcha alors de la vitre, ayant un premier aperçu de l’état de sa criminologue. Il resta planté là pendants de longues minutes, les larmes aux yeux, et fût envahi de tremblements, comme si toute la pression qui l’avait habité durant des heures finissaient par enfin se relâcher. Le commandant prit alors une très grande inspiration avant de rentrer dans la chambre. Depuis qu’il connaissait Adèle, il avait assisté à chaque instant de faiblesse de la criminologue. Que ce soit à leur début, quand la jeune femme s’exprimait uniquement par la rage et la colère, la fameuse nuit qu’ils avaient passés ensemble où Adèle s’était montré vulnérable. Puis, finalement, au cours de ces derniers mois, la jeune Adèle s’était complètement laisser aller auprès du commandant. Thomas le savait, la jeune femme et lui n’étaient pas que de simples collègues. Baransky avait vue juste.

Thomas finit par s’approcher d’Adèle. Jamais encore elle lui avait parût si faible, si vulnérable. Son corps frêle était là, endolori, endormi, relié à des machines qui faisaient écho dans cette chambre beaucoup trop silencieuse. La criminologue respirait grâce à une assistance respiratoire, un tuyau énorme dans la bouche, on ne voyait que ça. Elle paraissait si petite à côté de toute cette technologie qui faisait peur à Thomas. Le commandant prit une chaise qu’il posa juste à côté du lit et attrapa la main d’Adèle qu’il serra le plus fort possible, comme si ce geste pourrait la ramener à lui aussi facilement. Il déplaça son autre main le long de l’avant-bras totalement dénudé d’Adèle. Thomas la regardait avec beaucoup d’émotions, mais aussi avec beaucoup de culpabilité. Au fond de lui, si sa criminologue se réveillait avec de lourdes séquelles, le commandant savait qu’il ne pourrait s’en remettre, il serait rongé par le regret jusqu’à sa mort, rien, ni personnes ne pourraient changer ça. Pas même Adèle.

 

«  Je m’en veux terriblement Adèle. Cela fait des heures que la panique et la culpabilité me broient de l’intérieur. J’avais oublié ce que cela faisait d’être noyé dans un sentiment de regret et de colère. Chloé avait réussie à m’apaiser après la mort de femme mais, vous savez quoi ? Celle qui a d’avantages réussi, c’est vous et uniquement vous. Revenez-moi, s’il vous plait… »

 

Le commandant embrassa doucement la main d’Adèle qu’il ne lâcha pas pour autant. Au bout de quelques instants, Thomas décida d’adresser un message à son équipe afin de donner des nouvelles de la criminologue. Peu à peu, le commandant se questionnait pour la suite des événements : que faire ? Récupérer des affaires dès demain sur la péniche où logeait Adèle afin de lui ramener de quoi se vêtir au risque que la jeune femme se réveille sans personne à côté d’elle ? Ou bien attendre qu’elle soit réveillée pour s’absenter de manière brève ? Dans tous les cas, la criminologue risque de se sentir perdue, voire déboussolée. Il  ne voulait pas prendre ce risque là, celui que sa criminologue se réveille en n’ayant aucune présence rassurante à son chevet, il s’en voudrait d’avantage. Thomas joins ses mains avec celles d’Adèle qu’il enveloppa tendrement. De l’eau salée coula une nouvelle fois des yeux du commandant, se déversant au fur et à mesure sur son visage pour s’écraser sur les draps du lit. Dans les nombreux sanglots du commandant des murmures à peines audibles se firent entendre : Thomas ne cessait de dire à quel point il était désolé, espérant une nouvelle fois que sa criminologue se réveille. Après un long moment, le commandant relâcha ses mains de celles d’Adèle pour venir lui caresser la joue. En cet instant précis ce que Thomas désirait le plus au monde, c’est que les choses soient plus simples. Lorsqu’il fermait les yeux, il s’imaginait dans le noir, à la recherche du corps d’Adèle, que tout son être s’immisce dans son âme, son esprit continuait de divaguer vers des bouches qui s’apprivoisent, scellant un baiser, des mains qui se baladent sur le corps de chacun d’eux, la découverte de l’autre. Quelques années auparavant, lorsqu’Adèle l’avait attendue dans son salon vêtue d’une chemise blanche qui appartenait à Thomas, la nuit qu’ils avaient passés ensembles n’avait rien de comparable à ce qu’ils avaient construits tous les deux, en travaillant ensembles. Thomas avait espoir. Il avait espoir pour le rétablissement d’Adèle, il avait espoir que tous les deux puissent enfin assumer les sentiments qu’ils éprouvaient pour l’un pour l’autre. Il espérait de tout de son cœur que désormais, il ne passerait plus une seule nuit dans un lit vide mais, que pour chaque nuit à venir, sa criminologue soit près de lui. Malgré tout, le commandant savait pertinemment que les choses ne seraient pas aussi simples. Ce dont Thomas avait réellement peur, c’est son état psychologique qui allait suivre le réveil et l’établissement d’Adèle. La rage qui l’avait subitement ressenti au moment du décès de sa femme apparaissait de nouveau mais, cette fois-ci, c’était pour ne pas avoir réussi à sauver Adèle des bras d’Argos. A l’époque, le commandant ne s’était pas réellement rendu compte du comportement dont il pouvait faire preuve envers l’équipe, envers Chloé ou même son fils, Lucas. Rien ne l’apaisait. Un énorme travail avait été fais avec Chloé mais, lorsqu’il posait son regard sur le visage d’Adèle, il savait qu’elle était celle qui l’avait réellement sauvé de cette colère destructrice.

 

« Je ne pourrai pas continuer sans toi, Adèle, mon Adèle… »

 

Thomas ne savait comment agir envers cette femme qu’il trouvait si belle, si fragile à la fois. Plus que jamais, son souhait était de prendre soin d’elle, d’être celui qui allait la sauver comme elle, elle avait réussi à le faire de manière inconsciente. Le commandant se souvint alors qu’un soir, en regardant un reportage sur la santé, les médecins expliquaient qu’un proche était plongé dans le coma, il fallait leur parler le plus possible, tenter des contacts physiques, partager des moments « intimes » qui créeraient alors entre le patient et celui qui veille, une bulle qui encouragerait le réveil. Il commencerait demain, la fatigue le submergeant, Thomas n’avait la force de rien puis, il lui faut d’avantage d’affaires qui appartiennent à sa criminologue qui permettrait au commandant de créer sa bulle avec Adèle.

Le sommeil le prenait de plus en plus et pourtant, il luttait. Il luttait guettant le moindre signe de réveil, le moindre geste qui pourrait laisser croire qu’Adèle allait se réveiller mais en vain. Les paupières lourdes, Thomas adressa alors un dernier geste tendre envers sa criminologue. Délicatement, il posa sa main sur la joue de la criminologue qu’il caressa durant quelques minutes avant de, finalement, déposer un baiser sur sa joue.

«  Bonne nuit, Adèle. Je veille sur toi. »

Thomas se leva de la chaise, regagnant le fauteuil un peu plus confortable pour s’y endormir en l’espace de quelques secondes.


Balfe  (19.11.2017 à 00:37)

Note de l'auteure : Après de longs mois d'absence, je suis enfin de retour! je continue ma fanfiction en ésperant qu'elle vous plaise toujours autant!

 

Le lendemain :

La nuit fût courte et mouvementée pour Thomas. Il n’avait cessé de se réveiller à cause des cauchemars et des crises d’angoisses à répétition. Le jour commençait à peine de se lever mais l’angoisse continuait de grandir à l’intérieur de Thomas. Il plongeait tête dans la peur de ne jamais voir sa criminologue se réveiller, la peur qu’elle ne soit plus celle qu’elle était, que les séquelles soient bien trop importantes. Lorsque le commandant se leva du fauteuil, une infirmière rentra dans la chambre, saluant l’homme qui se présentait devant elle avec un sourire. Devant le désarroi du commandant, l’infirmière s’approcha doucement de lui, déposant une main sur son épaule et chercha quelques mots réconfortants.

«  Je sais que vous traversez une épreuve difficile, je n’ose pas imaginer à quel point vous devez en vouloir de la situation mais… je crois que mademoiselle Delettre a besoin de quelqu’un qui croit en son réveil, qui la pousse à émerger.

-   Comment faire ? je ne suis pas certain que cela change quoique ce soit, je m’en veux terriblement, et j’ai bien peur qu’il soit trop tard.

-   Son pronostic vital n’est déjà plus engagé même si nous ne connaissons pas encore les séquelles que la chute pourrait avoir sur elle, les chirurgiens sont confiants, soyez sans crainte. Pour ce qui est de venir en aide à mademoiselle Delettre c’est de lui parler, lui tenir la main, raconter des souvenirs que vous avez en commun, dite lui ce que vous ressentez… partager de la musique aussi.

-   Vous pensez réellement que cela pourrait marcher ?

-   Eh bien, malheureusement je ne peux pas vous apporter des statiques bien précises mais il a été prouvé ces dernières années que les familles, amies ou proches d’un patient dans le coma, le fait de dialoguer, les contacts physiques, peuvent stimuler le cerveau malgré la faible activité et peut alors inciter le patient à se réveiller. »

 

Thomas regarda l’infirmière quelque peu perplexe mais lui fit signe de la tête qu’il allait essayer. L’homme se leva du fauteuil lorsque l’infirmière lui demanda de sortir de la chambre le temps qu’elle fasse les soins à Adèle. Cinq minutes plus tard, le commandant revint dans la chambre, s’asseyant près de sa criminologue, la regardant avec tendresse, les yeux pétillants d’émotions. Malgré les machines et l’assistance respiratoire, le commandant ne pouvait s’empêcher de penser qu’Adèle était une femme magnifique. Il faut dire qu’elle avait changé depuis leur première rencontre, elle s’était transformée et ça lui allait si bien. Thomas embrassa sa joue, restant quelques secondes appuyé sur sa peau avant de caresser les mèches des cheveux du bout des doigts. Il soupira longuement puis, il décida de joindre Jessica afin qu’elle prenne le relais sur la surveillance d’Adèle. Il souhaitait récupérer des affaires de la brune pour creuser un peu plus les goûts que la jeune femme pouvait avoir en matière de musique, par exemple. « Il était grand temps de faire avancer les choses », pensa-t-il.

 

Au bout d’une demi-heure, Jess finit par arriver à l’hôpital pour rejoindre le commandant mais aussi pour prendre le relais au chevet d’Adèle. Lorsque la jeune blonde pénétra à l’intérieur de la chambre, ce fût un choc. Elle se doutait qu’en arrivant ici, la jeune femme n’allait trouver son amie en meilleur état mais, à ce point, elle ne se l’était pas imaginé non plus.

 

De son côté, Thomas avait roulé à toute allure dans les rues de Paris malgré la circulation dense. Il s’arrêta net devant la péniche et accéléra le pas, de peur de manquer le réveil de la criminologue. Le commandant rentra à l’intérieur de ce bateau de fortune avec une légère culpabilité. La culpabilité de s’immiscer dans l’intimité et la vie privée d’Adèle mais aussi d’Ulysse. Malgré tout, Thomas savait ce qu’il devait faire, il savait que c’était pour le bien de la brune mais aussi, un peu égoïstement, pour son bien être à lui. Thomas ne pouvait s’autorisé de perdre une femme qu’il aimait à nouveau. Le décès de sa femme lui avait suffit, si cela devait se reproduire de nouveau avec Adèle, le deuil serait d’avantage douloureux, d’avantage violent. Dans un premier temps, Thomas fouilla les quelques placards de la cuisine pour récupérer un sac et continua sa route en direction de la chambre d’Adèle. Il hésita avant d’ouvrir complètement la porte et pénétra dans cette pièce de taille moyenne, en désordre. Thomas se laissa glisser dans l’univers d’Adèle et regarda dans chaque recoin autour de lui pour en apprendre d’avantage sur la jeune femme.

Tout d’abord, le commandant jeta un rapide coup d’œil sur les livres posés les uns à côté des autres sur le petit bureau blanc et constat qu’il s’agissait avant tout de livres qui traitaient de la psychologie, la criminologie mais aussi sur les traumatismes liés aux enlèvements. Par la suite, Thomas releva le visage et regarda l’étagère où trônait des CD et regarda avec un peu plus d’attention cette fois. Le commandant découvrit alors de nombreux albums de musique classique, du rock, du pop rock aussi. Il effleura les boîtes du bout des doigts avant sentir comme un bout de papier caché entre deux boitiers. Thomas l’attrapa alors et découvrit une feuille pliée en deux. Là encore, le commandant hésita une nouvelle mais sa curiosité le guidant, il ouvrit la feuille et découvrit une playlist. Voilà qu’étonnamment, Thomas eût le sourire en découvrant cette playlist soigneusement écrite par Adèle. A l’aide de ce qui lui paraissait être un stylo plume, la jeune femme avait alors inscrit quelques musiques puis, en intitulé, la criminologue n’avait rien trouvé de mieux que de nommer cette playlist « à partager avec Thomas ». Ce simple bout de papier avait redonné confiance au commandant, agréablement surpris qu’Adèle puisse initier ce geste. Thomas sortit son téléphone de sa poche et avait téléchargé chacune des musiques inscrites sur cette feuille.

Le commandant se retourna et s’installa sur le lit double d’Adèle. Les draps étaient défaits mais ça ne faisait rien, voir ce lit de cette façon donnait l’impression à Thomas que tout était normal, que sa criminologue s’était levé ce matin pour venir travailler. Pris dans un tourbillon d’émotion, le commandant attrapa un coussin qu’il approcha tout près de son visage et respira l’odeur qui se dégageait de l’oreiller. L’odeur d’Adèle. De ce coussin émanait des effluves d’amande douce mélangée à un parfum fruité. Thomas resta quelques minutes assit là, à respirer ce coussin comme si sa vie en dépendait. Cette odeur qui lui avait tant manqué.

Le commandant finit par déposer l’oreiller et se releva en direction de l’armoire où étaient probablement rangées les affaires d’Adèle. Plutôt mal à l’aise à l’idée de faire ça, Thomas s’empressa quelque peu de récupérer un maximum de vêtements possible mais fût d’avantage gêné lorsqu’il fût contraint de prendre quelques sous-vêtements. Une fois terminé, Thomas sortit rapidement de la chambre et quitta la péniche, reprenant le chemin de l’hôpital.

Désormais, il emboita le pas pour rejoindre la chambre d’Adèle. Le commandant n’avait mit que quelques minutes en courant dans les escaliers. Arrivé devant la porte de la chambre, il rentra à l’intérieur et vit Jess toujours assise près de la criminologue, une main jointe à celle de la blonde. Ce fût au tour de Thomas de déposer sa main sur l’épaule de sa collègue. Jess leva la tête et regarda le commandant les yeux rougies par les larmes, le visage triste et inquiet.

 

«  Vous croyez qu’elle finira par se réveiller ?

-   Je l’espère autant que vous, Jess.

-   Si ce n’est autant que moi, pas vrai ? »

Thomas se contenta d’hocher la tête, un sourire aux lèvres, ayant compris le sous-entendu.


Balfe  (12.06.2018 à 00:35)

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