VOTE | 212 fans

Episodes virtuels de Profilage

La tangente

Créateur : Tesla1011 
Date de création : 29.10.2017 à 15h38

Message du créateur :
Coucou, voici le début de ma fanfiction ! (enfin diront certain ;-) ) Elle est presque fini et je vous posterais petit bout par petit bout. Bonne lecture et à bientôt !

Cet épisode compte 5 paragraphes

Afficher l'épisode

“L’amour ça s’apprend, avait dit Jess.
- Peut-être pour les autres mais pas pour moi, pensa amèrement Adèle en buvant son café sur la terrasse de sa péniche. Elle avait peu dormi cette nuit, la vision de cette femme en serviette lui ouvrant l’appartement de Thomas s’imposant sans répit dans son esprit. Comment avait-elle pu croire une seule seconde qu’il pouvait avoir bien plus entre elle et Rocher. Au fond c’était peut être ça qui était le plus douloureux, sentir qu’une part d’elle-même n’était pas étonné de cette situation, tandis que l’autre, après s'être pétrifiée, avait volé en éclat. Dieu que cela faisait mal.

Elle ferma les yeux et rejeta sa tête en arrière, le soleil s’était doucement levé et elle profitait de ces quelques minutes de quiétude sur la Seine, avant de commencer sa journée. Soudain elle sentit une ombre passer sur son visage accompagné d’un bruit de moteur. Surprise Adèle ouvrit les yeux et vit arriver une autre péniche glisser devant la sienne.

Merde, elle avait oublié que son propriétaire venait de relouer l’emplacement en aval de sa péniche. Elle allait avoir un nouveau voisin finalement, pensa-t-elle en relevant le numéro d’immatriculation de la péniche pour le donner à Hyppolite dans la journée.

- Et oui Caillou, je serais toujours parano même avec Argos en taule, railla Adèle.

Elle se releva et rentra à l’intérieur de la péniche réveiller Ulysse pour l'emmener à la crèche. Son téléphone sonna, sans doute une nouvelle affaire.

*****

Ils arrivèrent devant une boutique d'antiquités dans une cour d'immeuble. D’anciens ateliers d’artistes côtoyaient des boutiques d’art. Emma, le brassard Police au bras et le carnet dans les mains, alla à leurs rencontre.

- Qu’est-ce qu'on a ? demanda Rocher

- André Ferras, 68 ans, Antiquaire, il a été retrouvé mort par sa collègue, Rachelle Ross, ce matin à 6h00. Le quartier est normalement plutôt paisible, je vais voir les voisins s’ils ont entendu quelque chose.

La doc était déjà dans le bureau où se trouvait le corps. André Ferras était mort assis à son bureau, sa tête baignait dans son sang, et les papiers éparpillés sous lui, les bras de la victime pendait mollement dans le vide.

- Une balle à bout portant à l’arrière du crâne, la mort a été quasi-instantanée. On peut donc écarter la thèse du suicide, d’après la rigidité du corps, il est mort vers 23h30, minuit hier, établit-elle.

Adèle se rapprocha de la victime et s’agenouilla auprès d’elle, tandis que Rocher étudia attentivement les lieux. Une tornade avait l’air d’être passé dans la pièce. Plus rien ne semblait à sa place, les bibelots des étagères gisaient au sol, certains livres étaient déchirés, les classeurs ouvert ainsi que les tiroirs des armoires. Il écarta une porte et découvrit le coffre fort de l’antiquaire, forcé.


Tesla1011  (29.10.2017 à 15:43)

- Je pensais à un braquage qui aurait mal tourné, mais quel voleur partirait sans ça, dit-il en désignant la liasse de billet, les boîtes à bijoux et le petit lingot en or qui s’y trouvaient encore.

- Et cela ne collerait pas avec la mort de la victime. Un tir à l’arrière du crâne

- Oui, un seul tir juste au dessus de la nuque compléta la Doc

- Ca ressemble à une exécution, interpréta Adèle. Le tueur en avait après la victime personnellement, pas contre ses biens.

- Mais il devait chercher quelque chose de précis pour mettre la pièce dans un tel état, répliqua Rocher

 

Adèle acquiesça, elle allait se relever quand un éclair métallique retient son attention, elle se pencha et attrapa une fine tige couleur argent, de la taille d’un stylo, qui avait roulé sous le bureau.

 - Qu’est-ce que c’est ? demanda Rocher.

- On dirait un yad, une sorte de pointeur que les Juifs utilisent pour lire la Torah… mais il est vraiment rudimentaire…

 

Rocher tendit un sachet plastique à Adèle, l’objet rejoignit les nombreux échantillons que les techniciens avaient déjà recueillis Emma venait de les rejoindre et fit son rapport.

 

- Alors, M. Ferras était apprécié par ces voisins, sans histoire, sa boutique est ouverte depuis presque 80 ans, il la tenait de son père. Personne n’a remarqué quoi que ce soit…

- Peut-on parler à sa collaboratrice ? demanda Adèle

 

Emma hocha la tête et les conduisit vers une jeune femme d’une vingtaine d’année en larmes, assise sur un magnifique fauteuil.  

 

- Vous êtes Rachelle Ross demanda Rocher ?

- Oui, murmura-t-elle …

- Pouvez-vous nous dire ce qu’il s’est passé  ?

 

La jeune femme acquiesça, et commença le récit de cette sombre matinée.

 

- M. Ferras m’avait demandé de venir tôt ce matin avant l’ouverture, on attendait une importante livraison d’Orléans, mais quand je suis arrivé, j’ai vu de la lumière dans son bureau alors je suis entré, et et … Je l’ai trouvé comme ça, sa voix se brisa et une nouvelle crise de larme la submergea.

- Savez-vous si M. Ferras avait des problèmes récemment ? Son comportement sortait-il de l’ordinaire ? demanda doucement Adèle.

 

Rachelle secoua négativement la tête

 

- Non, ça fait deux ans que je suis ici, M. Ferras a toujours agit normalement, c’était un gentil patron, on n’avait pas de problème particulier. Mon Dieu, ils vont être dévasté… Mais qui peut faire une chose pareille ?  hoqueta Rachelle…

- Merci d’avoir répondu à nos questions, on va prendre votre déposition déclara doucement Rocher

 

Adèle et lui quittèrent la scène de crime pour se rendre à la DPJ. Dans la voiture Adèle se plongea dans ses pensées et elle n’en sortit que lorsque Rocher l’interpella plusieurs fois.

 

- Pardon, j’étais ailleurs… qu'est ce que vous disiez ?

- Je vous demandais ce que vous avez pensé de la collaboratrice …

- Elle a l’air sincère, choquée et traumatisée par ce qu’elle a vu…

- Pour le moment vous en pensez quoi de cette affaire ?

- Le mode opératoire fait penser à une exécution, voir une vengeance, mais soit le tueur n’est pas impliqué émotionnellement, soit sa colère a tellement été refoulée, qu’en tuant Ferras il n’a rien ressenti. De plus le tueur semblait être à la recherche de quelque chose de bien préci. Il faudrait voir si la victime ne menait pas une double vie. Mais je ne vais pas plus m’avancer pour le moment.

 

Le commandant Rocher acquiesça, et Adèle se remit à contempler les rues et immeubles qui défilaient à sa fenêtre.

 

- Au fait, hier soir, pourquoi être venue chez moi ? demanda Rocher.

 

Surprise par cette question Adèle mis quelques secondes à répondre.

 

- Ah, euh, pour trois fois rien. Je pensais avoir oublié un truc dans votre voiture, mais, mais vous n’étiez pas dispo et j’ai du rentrer à cause d’Ulysse, et finalement je l’ai retrouvé dans mes affaires donc tout va bien.

- Oui Aurélie a débarquée sans prévenir, Rocher fit une pause, c’est ma belle-soeur.

- Ah, votre belle-soeur, un étrange soulagement s’empara d’Adèle.

- Oui, elle n’était pas très proche de Julia, mais sa mort l’a quand même bien chamboulée.

- Elle va rester combien de temps ? demanda Adèle espérant ne pas paraître trop sèche.

- Quelques jours, elle a un entretien pro sur Paris… La prochaine fois appelez, on pourrait s’organiser un dîner tous ensemble, j’aimerais vous la présenter …

 

Adèle ne sut comment interpréter cette demande. Rocher était quelqu’un qui aimait sa vie privé, depuis son retour à la DPJ elle n’était retournée chez lui que pour interroger Lucas.

Une sorte d’accord tacite entre eux semblait s’être construit et en allant chez lui hier soir, elle avait fait un grand pas.

 

- Ca serait très sympa, merci… euh on pourra voir ça une prochaine fois …

 

Si Rocher fut surpris par la réponse hésitante d’Adèle il n’en montra rien. La voiture s'arrêta, et l'arrivée à la DPJ ne pouvait tomber à un meilleur moment pensa Adèle. Dans leurs bureaux, la vie des dernières heures des victimes commençaient à s’afficher sur leur tableau transparent. Les différentes équipes s'affairaient autour d’eux comme des abeilles à la ruche.  

 

- J’ai les comptes bancaires de la société de M. Ferras, déclara Hippolyte jaillissant de son bureau. Bon rien à déclarer, ça marchait normalement ces derniers temps, pas de dette récemment comblée, pas de passif excessif. Bref, point de vue des affaires, notre victime menait tranquillement sa barque.

 

Emma completa le discours d’Hippolyte avec les informations issue de son enquête de voisinage.

 

- Côté voisins, je n’ai pas plus d’info que tout à l’heure… il est arrivé hier après midi à 15h à sa boutique et personne ne l’a vu sortir, mais c’était connu de tous, régulièrement, il quittait la boutique tard. Mais depuis l’arrivé de Rachelle ça s’était arrêté

- Bon, Courtène, continuez l'enquête numérique et demandez les relevés téléphoniques de la boutique et de son portable.

- Tomazzi recherchez si dans le quartier on n’a pas eu des braquages ou des cambriolages récemment, ordonna Rocher. Nous, on va voir la famille de la victime.

- Je vous ai envoyé l’adresse sur votre portable lui indiqua Hippolyte.

 

Rocher le remercia et se dirigea vers la sortie de la DPJ sans attendre Adèle.

 

- Je peux te demander un service ? demanda Adèle à Hippolyte en s’approchant doucement de lui.

- Quel genre de service ?  

- Du genre rassurer une paranoïaque comme moi. Il y a une nouvelle péniche qui a débarqué à côté de chez moi, et j’aimerais savoir si le type est clean.

- Je sais pas si ...commença-t-il. Rah d’accord, d’accord, en voyant le regard implorant d’Adèle. Je te ferais ça,  dès que j’ai un moment !  

- Merci Hippo !

- Adèle vous venez ! l’appela Rocher.


Tesla1011  (30.10.2017 à 00:06)

Il arrivèrent près d’une petite maison de ville dans un quartier cossu, sonnèrent à la porte. Une femme ouvrit doucement la porte.

- Oui c’est pourquoi ?
- Bonjour, Mme Ferras ? Commandant Rocher et Mlle Delettre criminologue. Je suis désolé madame nous avons une mauvaise nouvelle à vous annoncer, pouvons-nous entrer ?

Tous les trois s'étaient installés dans le salon de la maison. Mme Ferras sentait que cette situation n’était pas normale, et attendait que le couperet tombe.

- C’est Andrè n’est-ce pas ? Que lui est-il arrivé ?
- Je suis désolée, Adèle avait toujours du mal à annoncer ces drames.

Après un long silence, quelques larmes silencieuses se mirent à couler sur les joues ridées de Monique.

- Quarante ans de mariage, et ça y est c’est fini… Quand, Comment est-ce arrivé ? Je me doute que c’est grave sinon vous ne seriez pas ici, commenta Mme Ferras d’une voix tremblotante.
- Nous l’avons retrouvé dans son bureau, il a été abattu madame… lui déclara Rocher.  
- Mon Dieu, la veuve s’effondra un peu plus. Je savais que c’était pas normal qu’il ne revienne pas à la maison cette nuit. Mais je pensais, qu’il était rester dormir à la boutique, ils attendaient une grosse livraison.
- Ca lui arrivait souvent ?
- Non plus maintenant, C’est pour ça qu’André a engagé la petite, pour le soutenir, comme notre fils ne veux pas reprendre.
- Est-ce que votre mari avait des ennemis Madame ? Avait-il un comportement qui n’était pas habituel ces derniers jours ?
- Non pas plus que d’habitude, des fournisseurs un peu trop lents, un expert dont l’avis laissait à désirer, mais sinon non.  Nous avions  une vie normale ! Je ne comprend pas !
- Je suis vraiment désolée madame, consola Adèle.  Nous allons faire tout notre possible pour retrouver la personne qui a fait ça.

Soudain la porte d’entré s’ouvrit. Un jeune homme entra brutalement dans la maison.

- Maman ? Maman tout va bien ? Tu as des nouvelles de Papa ? Il ne répond pas à mes messages et …

Le jeune homme stoppa sa phrase en voyant sa mère en larme devant deux inconnus.

- Julien ! appela sa mère en tendant ses bras vers lui.  Le jeune homme accourut vers sa mère, cette dernière tenta à plusieurs reprises de s’expliquer. Plusieurs secondes passèrent quand enfin, elle eu la force de lui annoncer que sa vie ne serait plus jamais la même.

****

Adèle et Rocher quittèrent la famille endeuillée et reprirent la route pour les bureaux de la DPJ.

- Ca ne va pas être une enquête facile, on a l’impression que la victime était un monsieur-tout-le monde annalisa Rocher
- C’est ce que pense peut-être sa famille, mais c’est rare qu’on finisse comme André Ferras si on mène une vie sans vague… Il a dû forcement énerver quelqu’un répliqua Adèle.

L’équipe passa le reste de la journée à essayer de trouver un début de piste. Les différents rapports des labo d’analyses arrivèrent au compte goutte, malgré les nombreuses relance d’Emma. Hippolyte analysait la vie virtuelle  des Ferras ainsi que leurs registres téléphoniques. Adèle tentait d’établir un profil encore plus fin du tueur. Pour le moment rien de concret ne semblait émerger. Mais durant les débuts d’une enquête tous savais, que plus ils emmagasinent d’information, plus il était facile de faire des recoupements par la suite.

Malgrè tout, au fil des heures le tableau se remplit petit à petit. Adèle sentit que Caillou, toujours niché à ses pieds, commençait à s’agiter. Il était temps pour elle de rentrer chez elle et de retrouver Ulysse, que Jess avait ramener de la crèche depuis au moins 3h. L’enquête se poursuivrait le lendemain.

- Adèle ! appela Hippolyte en lui faisant signe d’approcher du doigt. J’ai pu faire ce que tu m’avais demandé …
- Alors.
- Alors alors … et ben … tu avais raison ! lui dit gravement Hippo

Adèle sentit un frisson remonter le long de sa nuque et commença à imaginer comment elle allait s’organiser face à cette nouvelle.

- Tu es une vrai parano, continua Hippo sourire au coin. Ton nouveau voisin est clean.
- Enfoiré … ça va pas de me faire une frayeur pareille ! maugréa-elle en lui claquant le bras.
- Aïe, désolé j’ai pas pu m'en empêcher…
- Je te fais confiance Hippo et je rappelle que c’est aussi le voisin de Jess et de Sydney !
- Je sais Adèle, lui répondit gravement Hippo… Mais reconnaît qu’elle était bonne

Adèle ne pris même pas la peine de lui répondre, se retourna et quitta la DPJ en bougonnant. Malgré sa mauvaise humeur affiché, Hippolyte savait qu’un grand pas avait été franchi. L’Adèle écorchée, avait peu à peu laissé sa place à la vrai Adèle, et il avait hâte de la connaître mieux. Il suivit des yeux sa sortie en restant au milieu du passage.  Rocher, le regard soucieux sur son portable le percuta.

- Courtène ! Qu’est ce que vous faites en plein milieu !  
- Pardon… Tout va bien patron ?
- Ouais, je l’espère en rangeant son portable dans sa veste, vous n’avez pas vu Adèle ?
- Elle vient de partir, vous arrivez trop tard déclara Hippolyte en retournant dans son bureau.


Cette nouvelle accentua sa mauvaise humeur. Adèle semblait jouer au chat et à la souris avec lui. Il était pourtant persuadé de ne pas avoir inventé cet intérêt réciproque, cet instant de flottement devant sa porte, avant d’être interrompu par ce coup de fil.  Mais depuis leurs retour d’Anjou, impossible de trouver un moment pour avoir une discussion avec elle, et il sentait que le retour surprise dans sa vie d’Aurélie, n’allait pas arranger les choses. Mais peut être est-ce mieux ainsi. Leurs vies étaient déjà si compliquées, et l’équipe commençait enfin à trouver un équilibre.


Tesla1011  (31.10.2017 à 23:39)

Le lendemain toute l’équipe était dans la salle de réunion, les derniers éléments de l’enquête reçu pendant la  nuit étaient analysés.

- Dans le quartier on n’a pas de plaintes récentes pour des braquages ou cambriolages, énonça Emma.
- Alors je sais pas ce que ça vaut, mais j’ai trouvé ça dans l’ordinateur de Ferras, enchaîna Hippolyte ; sur le mur s’affichait des échanges de mails entre Ferras et son fils. Alors au début j’ai rien de trouver de très particulier, et dans la boites mails je n’ai trouvé que des échanges classiques entre père et fils et puis je suis tombé la dessus. “NON Papa, je ne changerais pas d’avis, tu peux te la garder cette boutique de merde ! Elle a suffisamment pourrie notre famille ! Jamais je ne prendrais ta suite !”
- Un fils qui rejette l’héritage du père ça pourrait être un début de piste … murmurra Adèle.
- Il y a d’autres mails comme ça ? demanda Rocher
- Non, Ferras a sans doute accepté la décision de son fils … Mais ce qui est étonnant c’est qu'avant ça, Julien passait son temps dans la boutique, indiqua Hippo en affichant les différents contrats de travail de Julien retrouver dans l’ordinateur. Il a brutalement arrêter de travaillé avec son père. Ferras avait même préparé les papiers pour mettre la boutique au nom de son fils, et soudainement, après son mail tout a été stoppé. Quelques mois plus tard Rachelle était embauchée et aujourd’hui la boutique  lui appartient maintenant.
- Bref, cette décision du fils est venue brutalement, et un changement de propriétaire,  ça ressemble à un mobile, resuma Rocher
- Il faudrait qu’on retourne à la boutique, j’ai l’impression que c’est elle qui est au coeur de tout ça,  conclu Adèle.

Rocher hocha la tête et demanda à Hippolyte de rassembler le plus de possible d’informations sur la boutique avant de repartir avec Adèle.

Retourner sur une scène de crime laisse toujours un étrange sentiment, cet environnement tranquille tranche avec l’acte qui s’y est déroulé. Un silence pesant règne dans la boutique, les meubles anciens et bibelots projettent leurs ombres sur le sol, les tapis épais et colorés étouffent les bruits de pas d’Adèle et de Rocher, les bustes en porcelaine et les bronzes semblent suivre leurs avancés du regard.

Rocher entre dans le bureau de Ferras et sort un des rares classeurs qui semblait avoir échappé à la destruction. Adèle préfére continuer l’exploration de la boutique et continue à marcher dans le couloir. Elle s’approche d’une des portes fermées du fond.

Elle pose sa main sur la poignée quand un léger craquement la stoppe net dans son geste. La certitude que quelqu’un se tenait derrière cette porte lui pris la gorge. Son coeur s'emballa, son souffle se fit court,  elle ne pouvait appeler Thomas au risque d’alerter l’intrus. Alors elle campa sur ses positions, pied ancré dans le sol, l’ensemble de son corps se contractant, près à l’affrontement qui aura lieu dans quelques secondes, elle n’en doute pas.

Au même moment, Rocher s'inquiétant de ne plus entendre Adèle, l’appela depuis le bureau et ce fut comme si l’arbitre d’une course de 100m venait de tirer le coup de feu de départ. L’intrus ouvrit brutalement la porte, grand, vêtu d’un long manteau noir, le visage couvert par un masque vénitien, il avait un grand carnet rouge dans les mains. La présence d’Adèle derrière la porte le fit hésiter une demi seconde avant de la bousculer violemment contre le mur.

Sonnée, le souffle coupé, elle tomba au sol mais pas avant de tendre la main pour tenter d’arracher le carnet à l’intrus. Elle ne put retenir que la couverture et quelques feuillets avant de s’écrouler par terre, la vision troublée et les poumons en feu.

L’intrus continua sa course, lancé tel un boulet de canon dans le couloir, il percuta Rocher de l’épaule, qui tenta de le retenir, en vain, et fut projeté dans le bureau. Il ne put partir à sa poursuite qu’après quelques secondes. L’homme courrait vite, très vite. Les pans de son manteau semblaient être des ailes noires qui volaient derrière lui. Rocher savait qu’il ne parviendrait pas à le rattraper et il ne voulait pas laisser Adèle seule sans savoir comment elle allait. Il abandonna la course poursuite pour la retrouver.

- Adèle !? Vous allez bien ? dit-il en s’agenouillant près d’elle.
- Ouais, rah, il n’y est pas allé de main morte se plaignit Adèle en se frottant l’arrière du crâne.
- Attendez, laissez-moi voir. Rocher examina doucement le crâne d’Adèle à l’aide de ses mains. Vous allez avoir une belle bosse indiqua-t-il doucement.
- Heureusement que j’ai la tête dure, ironisa-t-elle voulant détendre l’atmosphère.

Elle sentit Rocher sourire à cette remarque. Elle releva doucement la tête et fut surpris de trouver son visage aussi proche du sien, sa respiration  un peu plus forte qu’à l’habitude suite à la course qu’il venait de faire.


- J’ai pu lui arracher que ça dit-elle en rassemblant les feuillets et la couverture du livrets
- Qu’est-ce que c’est ? Adèle lui tendit les documents. Une sorte de liste. On des références, des cotes, des prix. Mais les noms ont l’air d’avoir été codés. Ils sont illisibles HKGG, personne ne s’appelle comme ça.
- Vous avez vu la date ? 21. Juil 42, c’est peut être ça que le voleur cherchait la première fois dans le coffre de Ferras.
- Vous avez pu voir à quoi il ressemblait ?
- Non pas vraiment, mais ce qui m’intrigue…

Adèle se leva doucement soutenu par Rocher et entra dans la pièce où avait jailli l’intrus. Au mur était exposé de nombreux masques vénitiens de différentes tailles mais il en manquait un. Et dans l’une des armoires du fond un ensemble de manteau gisait au sol.


- Il ne s’attendait pas à ce qu’on vienne, quand il nous a entendu, il a pris ce qu’il fallait pour nous cacher qui il était.
- Vous pensez que c’est notre tueur ?
- Non je ne crois pas, regardez. Adèle désigna un autre mur où était exposé de nombreux fleurets, sabres et épées, brillantes, aiguisées, dangereuses. Il aurait très bien pu en prendre une pour nous attaquer, S’il avait déjà tué une fois, rien ne l'empêchait de le faire une seconde fois. Or il ne l’a pas fait, ses motivations sont différentes : la fuite et protéger ça, en montrant les quelques pages anciennes.

Un long silence se prolongea entre eux. Le mystère s'épaississait.  

- On devrait rapporter ça à Courtène, dit Rocher en désignant les feuillets, il trouvera sans doute la clé pour les comprendre…


Tesla1011  (05.11.2017 à 14:59)

- Ah, non j’ai toujours été nul en cryptographie ! Ne compter pas sur moi cette fois-ci, en plus je suis en plein dans la récolte d’informations sur Rachelle Ross. Et elle planque bien ses infos ! D’ailleurs j’y retourne !
- Je peux essayer moi, intervient Emma. Je vais voir avec les plus communs, et si ça me résiste j'appellerai des potes. Ils me doivent des services. Ah et j’ai reçu un nouveau rapport du labo. Vous savez que sous la tête de Ferras on avait retrouvé plusieurs papiers qui étaient illisibles. Et bien, ils ont réussi à décrypter ce qui était inscrit. C’est une liste de nom, sans doute d’une même famille avec prénom et date de naissance.

Elle tendit plusieurs photocopie à Adèle et Rocher, et en afficha une sur le tableau.

- Ces personnes sont toutes nées il y a plus de 90 ans. Le plus jeune en 1933 Samuel … Ross ? Décripta Adèle.
- Ross. Comme Rachelle Ross !? Ca ne peut pas être une simple coïncidence !  
- Mais elle avait un alibi pour le soir du meurtre, contra Emma. Elle a passé la soirée dans un bar et est rentré chez elle à 00h30.  
- Et Julien Ferras ? vous avez son alibi ? demanda Hippolyte revenue de son bureau avec plusieurs photos dans les mains.
- Oui, il a passé la soirée avec sa mère puis est rentré chez lui vers 23h. Pourquoi ces questions Courtène ?
- Un peu faiblard ! Ca ferait un bon thriller, des amants maudits commettant un meurtre pour que vive leur amour  ! dit-il en accrochant les clichés sur le tableau.

On y voyait Une Cléopâtre et un Casanova s’embrasser à une fête. Au fil des clichés, les masques et maquillage tombaient, révélant Rachelle et Julien amoureux et profitant de la soirée.

- De quand date cette fête ? demanda Emma.
- 6 mois, répondit Hyppolite
- Thomas, c’est Julien Ferras l’intrus de ce matin ! reconnu Adèle.
- Allons rendre une petite visite à notre Casanova ! ajouta Rocher  et ramenez moi Rachelle Ross aussi !

Ils se rendirent à son appartement, Julien Ferras ouvrit dès le premier coup de sonnette.

- Vous avez été rapide pour me retrouver, dit Julien d’un ton désabusé.
- Veuillez nous suivre, nous avons quelques questions à vous poser répliqua froidement Rocher.

Dans la salle d'interrogatoire les deux parties se regardèrent en chien de faillance. Qui allait lancer l’attaque le premier ?

- Je peux pas avoir tuer mon père, j’ai un alibi, alors de quoi m’accusez vous ? Ai-je besoin d’un avocat ?
- Vous aimiez votre père ? demanda soudainement Adèle
- Si j’aimais mon père ? répéta Julien désarçonné, évidemment que je l’aimais !
- Même s’il vous avait écarté de la boutique ?
- C’est moi qui ait choisi de ne plus rien à voir avec cette boutique…
- Plus rien à voir, vous êtes quand même sortie avec la nouvelle employée de votre père asséna Rocher en lui présentant la photo.
- Laisser Rachelle en dehors de tout ça, menaça Julien. Elle a rien à voir avec cette histoire !
- Tout ça quoi, Monsieur Ferras ? Vous avez mis un petit trafic d’antiquité avec Mme Ross et votre père s’en ai apperçu ?
- Vous n’y êtes pas du tout, lui répondit Julien crispé.
- Étiez-vous réellement chez votre mère ce soir-là ? Et ça c’est quoi ? demanda Rocher en présentant les feuillets arrachés ce matin.

Julien blêmit en voyant les feuilles qui lui avait échappé ce matin.

- Je ne dirais plus rien sans la présence de mon avocat, annonça-t-il.

Jess toqua à la porte, et souffla à l’oreille de Rocher que Rachelle Ross les attendait dans l’autre pièce.

- Vous allez rester encore un peu avec nous Monsieur Ferras, le temps qu’on éclaircies tout ça déclara Rocher en se levant
- Nous allons interroger votre amante, elle sera surement plus bavarde que vous, dit Adèle, cherchant à le faire réagir, Julien demarra au quart de tour et se leva violemment projetant la chaise au sol.
- Je vous interdis de lui parler !
-  Oh ! vous allez vous calmer ! menaça Rocher
- Vous avez peur qu’elle nous avoue que vous avez tué votre père ?
- Je ne l’ai pas tué ! cria-t-il.
- Mais vous savez qui l’a fait ?

Si des regards pouvaient tuer, Adèle ne serait plus de ce monde. Mais elle su qu’elle avait touché juste.  Désormais convaincu de son innocence, elle savait également qu’il protégeait quelqu’un, Rachelle ? Surement, mais alors qu’elle était son mobile ? Les pièces du puzzle commencent à se rassembler, restait à voir comment elles s'imbriquent pensa elle en sortant de la pièce.


Tesla1011  (23.11.2017 à 19:48)

HypnoCup

Quel est ton représentant de l'ordre préféré ?

Clique ici pour voter

Ne manque pas...

Nous fêtons la Saint Valentin pendant tout le mois de février en soldant les HypnoCards Shippers !
Jusqu'au 28/02 | Shippers soldées !

HypnoCup 2019: On vote!
Voter! | Teaser YouTube

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne TF1

910 : La vie rêvée (inédit)
Jeudi 7 février à 22:05
4.50m / 25.5% (Part)

Logo de la chaîne TF1

909 : Coup de foudre (inédit)
Jeudi 7 février à 21:00
5.19m / 23.5% (Part)

Logo de la chaîne TF1

908 : Charnel (inédit)
Jeudi 31 janvier à 22:00
4.65m / 25.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

907 : Fuir (inédit)
Jeudi 31 janvier à 21:00
5.33m / 22.9% (Part)

Logo de la chaîne TF1

906 : Les yeux fermés (inédit)
Jeudi 24 janvier à 22:00
4.64m / 25.1% (Part)

Logo de la chaîne TF1

905 : Jonah (inédit)
Jeudi 24 janvier à 21:00
5.33m / 23.2% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Shy'm pour reprendre le flambeau à la tête de Profilage ?

Shy'm pour reprendre le flambeau à la tête de Profilage ?
Odile Vuillemin, Juliette Roudet, et maintenant Shy'm au casting de Profilage ? Selon les piètres...

La saison 9 disponible en VOD

La saison 9 disponible en VOD
A une semaine de son lancement sur la chaîne TF1 soit le jeudi 10 janvier 2019, le service VOD MyTF1...

La saison 9 arrive le 10 janvier sur TF1

La saison 9 arrive le 10 janvier sur TF1
Alors que la saison 9 se termine le samedi 29 décembre sur la chaîne La Une en Belgique, la chaîne...

Les résumés des épisodes 907 & 908 dévoilés

Les résumés des épisodes 907 & 908 dévoilés
Les résumés des épisodes 907 "Fuir" et 908 "Charnel" ont été dévoilés. Résumé 907 : Adèle a percé le...

Le grand jour est arrivé !

Le grand jour est arrivé !
Après plus d'un an d'attente, le grand jour est arrivé ! Ce soir à partir de 21h que la chaîne RTBF...

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Téléchargement
HypnoRooms

mnoandco, Aujourd'hui à 15:12

Il est toujours possible en ce mois de février de voter pour le sondage "amoureux" du quartier FBI Portés Disparus

mnoandco, Aujourd'hui à 15:12

Pas besoin de connaître la série

mnoandco, Aujourd'hui à 15:13

Toujours également le sondage S.W.A.T sur le quartier Cold Case as besoin de connaître non plus

mnoandco, Aujourd'hui à 15:13

Merci

serieserie, Aujourd'hui à 16:13

HypnoCup : Dernier jour avant les demi finales! Hop hop hop on vote!

Viens chatter !

Change tes préférences pour afficher la barre HypnoChat sur les pages du site